Une récente étude britannique montre que le cannabis médical peut améliorer de manière significative la qualité de vie liée à la santé, l’anxiété et la qualité du sommeil chez les patients atteints de maladies chroniques. La recherche a également constaté une réduction de l’usage d’opioïdes chez les patients traités au cannabis, en particulier chez ceux auxquels des fleurs séchées avaient été prescrites plutôt que des teintures ou des pastilles.
Comprendre la complexité de la recherche sur le cannabis
Le cannabis, une plante contenant plus de 400 composés chimiques, représente un défi pour les chercheurs en raison de sa grande variabilité. Plus de 100 de ces composés possèdent des effets médicaux connus, qui varient selon la variété, les méthodes de culture, la transformation et le mode de consommation. Cette complexité conduit souvent les études observationnelles à prendre en compte un large éventail de substances, tandis que les études contrôlées ont tendance à isoler certains composants et à négliger l’interaction entre plusieurs composés.
Cette étude a toutefois adopté une approche particulière en se concentrant sur des protocoles précis de cannabis médical, fournissant ainsi des informations plus détaillées sur leurs effets sur le bien-être des patients. Les résultats suggèrent que le type et la forme de cannabis prescrits peuvent influencer l’ampleur des améliorations cliniques.
Principaux résultats : fleurs séchées ou formes sublinguales
Les patients utilisant des fleurs de cannabis séchées, généralement consommées par combustion ou vaporisation, ont présenté des améliorations plus importantes que ceux utilisant des formes sublinguales comme les teintures et les pastilles. Bien que les deux groupes aient constaté des bénéfices, les améliorations étaient plus marquées chez les utilisateurs de fleurs.
Il convient de noter que les patients utilisant à la fois des fleurs séchées et des produits sublinguaux ont également obtenu des résultats positifs similaires. En revanche, ceux qui utilisaient exclusivement des formes sublinguales ont connu des améliorations moins importantes, bien qu’elles restent supérieures à leur état initial.
Effets secondaires et adaptation des patients
Environ 20 % des patients ont signalé des effets secondaires, mais la plupart étaient légers à modérés, notamment la fatigue, une somnolence excessive, la sécheresse buccale, la léthargie et les maux de tête. Un seul des 1 378 participants a connu un épisode isolé de psychose. Les patients qui connaissaient déjà le cannabis ont présenté moins d’effets secondaires que les nouveaux utilisateurs.
